L’intégration des personnes handicapées est une priorité depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, avec la nouvelle initiative du président qui en fait l’un de ses trois grands projets pour son mandat de cinq ans, nous pouvons espérer des changements positifs dans ce domaine.

Avec un tel engagement de la part des hauts responsables du gouvernement et des parlementaires qui ont déjà commencé à travailler sur des propositions visant à donner une réponse aux objectifs fixés par les plus hautes autorités de l’État, il y a peut-être enfin de la lumière au bout du tunnel !
La possibilité de se mouvoir et de se déplacer dans les espaces publics et les transports est un des
éléments majeurs de cette politique qui conditionne l’insertion sociale de chacun des citoyens.

 

Les problèmes posés

L’accessibilité pour tous est une question qui suscite une attention croissante dans la société d’aujourd’hui. Les difficultés rencontrées par les personnes handicapées peuvent être attribuées à des barrières environnementales, culturelles ou réglementaires qui rendent difficile la réalisation d’activités de la vie quotidienne telles que se déplacer facilement en ville, trouver un logement, ne pas avoir accès à son travail.

Que signifie l’accessibilité pour tous ? Cela signifie que, sans exclusion ni discrimination, tout citoyen qui se trouve dans une situation de handicap peut avoir la liberté et la capacité de se déplacer et d’accéder aux lieux. La ville doit également fournir des services de meilleure qualité afin que tout le monde en bénéficie de la même manière.

 

Tout est une question d’accessibilité

L’ensemble de l’environnement doit être pris en compte lorsque l’on pense au handicap. L’infrastructure bâtie, les systèmes de transport et les routes sont tout aussi importants pour une bonne vie sociale. Un logement accessible est essentiel pour les personnes handicapées, mais elles ne doivent pas y être enfermées. Elles ont besoin de plus que d’un simple logement pour être pleinement intégrées dans la société et la communauté en général – ce qui signifie que les bâtiments accessibles ne suffisent pas non plus.

L’accessibilité nécessite à la fois des caractéristiques de conception telles que des rampes ou des ascenseurs et des caractéristiques contextuelles telles que des lois locales sur l’endroit où vous pouvez garer votre voiture et le nombre de marches entre un trottoir ou une extension de trottoir et un autre. Le manque d’options de transport ne va pas résoudre ces problèmes.

L’accessibilité d’un bâtiment ne concerne pas seulement les personnes handicapées. Elle doit être considérée comme une question de justice sociale et d’accès à la vie publique, car nous méritons tous l’égalité des chances, que vous soyez valide ou handicapé.

 

Les défis de l’accessibilité pour tous

La possibilité de se déplacer, tant à l’intérieur d’un bâtiment que dans les espaces publics, est un aspect important de l’intégration sociale de chaque citoyen. Comment pouvons-nous apprendre, travailler ou nous amuser si notre accès à tous les types d’activités éducatives est limité ?

L’accessibilité est un élément important de la promotion des transports publics et favorise un service de meilleure qualité pour tous les citoyens. L’accessibilité contribue grandement à créer des conditions confortables, ce qui implique notamment de prévoir des points d’accès dans les stations, avec des ascenseurs ou des rampes, afin que les personnes non handicapées puissent également les utiliser si elles ont besoin d’aide pour monter à bord de leur véhicule. Cela signifie également qu’il faut prévoir des espaces où les personnes à mobilité réduite peuvent attendre confortablement pendant les périodes d’affluence, comme aux heures de pointe, où il y a moins de places assises en raison de la demande des passagers qui montent dans les trains les uns à côté des autres en même temps (ce qui leur enlèverait des places debout). De la même manière, il est important de souligner la nécessité d’inclure les exigences d’accessibilité dès la conception d’infrastructures. Cela permet d’économiser de l’argent et du temps à l’avenir.

La loi « Solidarité et renouvellement urbain » de décembre 2000 a créé un nouveau cadre pour intégrer la notion d’accessibilité dans les plans de transport urbain. L’objectif étant d’encourager l’accessibilité ou l’adaptabilité grâce à diverses mesures allant d’incitations financières pour la construction de rampes d’accès pour fauteuils roulants à l’augmentation des taxes foncières pour les bâtiments abordables dotés d’équipements spéciaux tels que des ascenseurs.

Le besoin de mobilité concernerait un tiers de la population

Une étude réalisée en 1997 par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France montre clairement que près de 35 %, soit 1 personne sur 3 qui utilise les transports publics parisiens, sont considérées comme à mobilité réduite. Ces résultats ont été renforcés par les conclusions d’une enquête nationale de l’INSEE menée entre 1999 et 2001, qui a interrogé 50 000 adultes sur leurs besoins en matière d’accessibilité des moyens de transport tels que les bus/trams, etc.

 

in Transport
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